© Karoline Georges,
de la série autoportrait, 2003
Photographie couleur
Karoline Georges
autoportrait : l’alimentarium
(esthétiques du processus)
Vit à Saint-Hyacinthe (Québec), Canada

Avec son premier roman La Mue de l’hermaphrodite (2001), Karoline Georges s’est rapidement fait remarquer du milieu littéraire québécois. Connue pour sa polyvalence et sa pratique multidisciplinaire – écrits sur l’art contemporain, danse, arts visuels, oralité, etc. –, cette artiste entretient une fascination pour les points de jonction entre l’art et la science. Pour ORANGE, l’artiste expose sur les murs extérieurs du Marché Centre des photographies de sa série autoportrait (2003). Elle présente également l’alimentarium (2003) qui est diffusé par les haut-parleurs de la rue des Cascades, au centre-ville de Saint-Hyacinthe. Les photographies proposées ont été prises dans différentes industries de transformation alimentaire où l’artiste a également enregistré la matière première de sa création électroacoustique. Dans ces « hauts lieux du rythme technologique », Karoline Georges capte des détails qui symbolisent son rapport à l’alimentation : outils de mesure, commutateurs, sélecteurs, circuits de diffusion. Karoline Georges s’identifie à ces mécanismes qui nécessitent un entretien d’une précision maniaque. Et c’est pourquoi elle affirme : « Ma façon de me nourrir répond donc à une planification intellectuelle dont le principal moteur est l’angoisse d’un dysfonctionnement quelconque et l’ultime désir, la santé optimisée de telle sorte à me permettre de profiter au maximum de mes capacités existentielles. »

M.BL.

Karoline Georges. autoportrait : l’alimentarium (esthétiques du processus) est présenté au Marché Centre, 1555, rue des Cascades Ouest, et est diffusé par les haut-parleurs de la rue des Cascades Ouest, entre les rues Sainte-Marie et Saint-Dominique.

Karoline Georges remercie le Conseil de la Culture de Saint-Hyacinthe, la Société de développement Centre-Ville, boom FM, Alexandre Forest et Yannick Forest.