Eruoma Awashish
Miwotaw
24.01.2026 – 19.04.2026

EXPRESSION présente l’exposition Miwotaw de l’artiste interdisciplinaire atikamekw nehirowisiw Eruoma Awashish du 24 janvier au 19 avril 2026.

« Miwotaw signifie transporter. J’ai choisi ce titre parce que pour moi, transporter, c’est ce que fait mon peuple depuis des millénaires : nous transportons notre culture, notre spiritualité, nos identités à travers l’art. » - Eruoma Awashish

Ensemble de formes, de gestes et de symboles, l’art constitue depuis toujours un vecteur essentiel de préservation et de renouvellement des savoirs atikamekw. Chants, danses, récits, motifs brodés, peints ou perlés : chacun de ces langages agit comme un support vivant assurant la continuité de la mémoire collective atikamekw.

Contrairement aux connaissances consignées par écrit, susceptibles d’être détruites ou censurées durant la colonisation, les traditions atikamekw ont été portées par l’oralité, les pratiques artistiques et les symboles. Ces formes de transfert, souvent invisibles pour le regard colonial, incomprises, ont favorisé la résilience et la pérennité du patrimoine immatériel de cette nation.

Présences précieuses, chargées de sens et de mémoire, les animaux sont au centre de la démarche de l’artiste. Ils reflètent une façon de voir le monde où chaque être vivant, végétal ou minéral possède vie et force, et où le territoire, les vivants et les esprits s’entrelacent dans une relation de réciprocité.

Les figures animales tissent un dialogue délicat entre traditions autochtones et réalités contemporaines, entre le visible et le ressenti. Le corbeau, messager attentif, accompagne la parole et la prière, tandis que le renard, vulnérable et résilient, traverse la blessure pour cheminer vers la guérison et l’apaisement. C’est à travers ces figures que l’artiste assure la passation, dans le respect, des connaissances atikamekw.

L’exposition Miwotaw invite le public à reconnaître la richesse de ces modes de transmission, anciens comme contemporains, et à comprendre leur rôle essentiel dans la vitalité et la préservation de l’identité atikamekw.

***

D’origine atikamekw nehirowisiw, Eruoma Awashish est une artiste interdisciplinaire née d’un père Atikamekw et d’une mère d’origine québécoise. Elle a forgé son identité dans sa communauté d’Opitciwan, où ses grands-parents lui ont transmis la langue et l’ancrage au territoire. Sa pratique artistique, empreinte de spiritualité, de symbolisme et de syncrétisme, vise à créer des espaces de dialogue entre les cultures autochtones et québécoises (occidentales). Une part importante de son travail porte sur la décolonisation du sacré. Elle s’interroge, transforme et se réapproprie des symboles religieux hérités ou imposés afin de proposer une spiritualité renouvelée, affranchie des cadres institutionnels, intimement liée à ses origines et ses valeurs personnelles. Par cette démarche, elle met en lumière le métissage, la métamorphose et la richesse des liens unissant le sacré, le territoire et le vivant.

Vernissage 24 janvier 2026

 Vernissage de 13h à 17h
En présence de l’artiste

 Performance et visite commentée vers 13 h 30
Performance du collectif Trickster Sisters avec Sarah Cleary, artiste innu de Mashteuiatsh et Eruoma Awashish, artiste atikamekw nehirowisiw d’Opitciwan.

Crédit vidéo : Félix Bouchard

EXPRESSION présente l’exposition Miwotaw de l’artiste interdisciplinaire atikamekw nehirowisiw Eruoma Awashish du 24 janvier au 19 avril 2026.

« Miwotaw signifie transporter. J’ai choisi ce titre parce que pour moi, transporter, c’est ce que fait mon peuple depuis des millénaires : nous transportons notre culture, notre spiritualité, nos identités à travers l’art. » - Eruoma Awashish

Ensemble de formes, de gestes et de symboles, l’art constitue depuis toujours un vecteur essentiel de préservation et de renouvellement des savoirs atikamekw. Chants, danses, récits, motifs brodés, peints ou perlés : chacun de ces langages agit comme un support vivant assurant la continuité de la mémoire collective atikamekw.

Contrairement aux connaissances consignées par écrit, susceptibles d’être détruites ou censurées durant la colonisation, les traditions atikamekw ont été portées par l’oralité, les pratiques artistiques et les symboles. Ces formes de transfert, souvent invisibles pour le regard colonial, incomprises, ont favorisé la résilience et la pérennité du patrimoine immatériel de cette nation.

Présences précieuses, chargées de sens et de mémoire, les animaux sont au centre de la démarche de l’artiste. Ils reflètent une façon de voir le monde où chaque être vivant, végétal ou minéral possède vie et force, et où le territoire, les vivants et les esprits s’entrelacent dans une relation de réciprocité.

Les figures animales tissent un dialogue délicat entre traditions autochtones et réalités contemporaines, entre le visible et le ressenti. Le corbeau, messager attentif, accompagne la parole et la prière, tandis que le renard, vulnérable et résilient, traverse la blessure pour cheminer vers la guérison et l’apaisement. C’est à travers ces figures que l’artiste assure la passation, dans le respect, des connaissances atikamekw.

L’exposition Miwotaw invite le public à reconnaître la richesse de ces modes de transmission, anciens comme contemporains, et à comprendre leur rôle essentiel dans la vitalité et la préservation de l’identité atikamekw.

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D’origine atikamekw nehirowisiw, Eruoma Awashish est une artiste interdisciplinaire née d’un père Atikamekw et d’une mère d’origine québécoise. Elle a forgé son identité dans sa communauté d’Opitciwan, où ses grands-parents lui ont transmis la langue et l’ancrage au territoire. Sa pratique artistique, empreinte de spiritualité, de symbolisme et de syncrétisme, vise à créer des espaces de dialogue entre les cultures autochtones et québécoises (occidentales). Une part importante de son travail porte sur la décolonisation du sacré. Elle s’interroge, transforme et se réapproprie des symboles religieux hérités ou imposés afin de proposer une spiritualité renouvelée, affranchie des cadres institutionnels, intimement liée à ses origines et ses valeurs personnelles. Par cette démarche, elle met en lumière le métissage, la métamorphose et la richesse des liens unissant le sacré, le territoire et le vivant.

Vernissage 24 janvier 2026

 Vernissage de 13h à 17h
En présence de l’artiste

 Performance et visite commentée vers 13 h 30
Performance du collectif Trickster Sisters avec Sarah Cleary, artiste innu de Mashteuiatsh et Eruoma Awashish, artiste atikamekw nehirowisiw d’Opitciwan.

Crédit vidéo : Félix Bouchard